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Aspects socio-économiques |
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Introduit en 1623, le régime seigneurial façonnera profondément le cadastre québécois. Aboli au milieu du XIXe siècle, il est remplacé par le régime municipal, qui érige en municipalité de paroisse toute paroisse d'au moins 300 habitants. Une des pratiques du régime seigneurial a toutefois été conservée au lac Saint-Pierre : les communes, ou pâturages communaux. Ces pâturages étaient des terres que le seigneur concédait à ses censitaires contre une redevance. Au cours du siècle dernier, les communes se transformèrent en corporation avec président et syndics. Les dernières communes existantes au Québec se trouvent aujourd'hui dans l'archipel du lac Saint-Pierre comme c’est le cas du pâturage communal de l'île du Moine. Aujourd’hui, l’accès n'est plus réservé uniquement aux habitants d'une municipalité ou d'un territoire donné, mais offert à quiconque possède ou loue le droit de commune. Chaque été, les cultivateurs de la région conduisent dans les îles leurs vaches, leurs moutons ou leurs chevaux. |
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Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la chasse, la pêche, l'agriculture et l’exploitation de la forêt constitueront les bases de l'économie des communautés colonisatrices. La première industrie sidérurgique, les forges du Saint-Maurice, établie en 1730, et le développement de l'industrie forestière, après 1820, auront une incidence sur l'économie de la région. Le XIXe siècle marque un tournant dans le développement régional. L'implantation d'industries, la construction du chemin de fer et la naissance d'une industrie laitière permettent aux différentes municipalités de connaître une certaine prospérité.
Des industries légères (textiles meubles, etc.) se développent en milieu rural. Les industries connexes aux activités forestières (pâtes et papiers) se concentrent à Trois-Rivières, alors que Sorel se spécialise dans l'industrie métallurgique (chantiers navals). En service depuis la fin du XVIIIe siècle, les chantiers maritimes de Sorel sont à la base du développement industriel de la région ouest du lac Saint-Pierre. Leur présence a entraîné l'implantation de l'industrie métallurgique et des équipements lourds.
Dès la fin du Régime français, et ce jusqu'en 1830, l'agriculture sera le premier moyen de subsistance des colons. Le blé est la culture par excellence mais d'autres céréales seront aussi cultivées telles que l'orge, l'avoine, le seigle et le sarrasin. La région, grâce aux qualités du sol, ne tarde pas à devenir le grenier du Bas-Canada. L'arrivée du chemin de fer et la concurrence de l'Ouest canadien imposent une réorientation. Les terres se transforment en pâturages, des fromageries et des beurreries se multiplient dans les villages. Depuis une cinquantaine d'années, on assiste à un retour graduel de la production céréalière. |
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La canalisation du Saint-Laurent a débuté en 1850. Le dragage du lac Saint-Pierre facilitera l'accès des grands navires au port de Montréal et ce toute l’année durant. La voie maritime est inaugurée en 1959. Afin d'accroître le débit de la partie de la voie maritime dans le lac, des seuils ont été érigés entre certains chenaux des îles de l'archipel. Au printemps, ces barrages favorisent la reproduction de plusieurs espèces de poissons. En période d'étiage, lorsque le niveau des eaux est le plus bas, les seuils diminuent l'alimentation en eau de certains chenaux et limitent la libre circulation des embarcations de plaisance. |