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Réalisation : Comité ZIP du lac St-Pierre septembre 2008 |
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Introduit en 1623, le régime seigneurial façonnera profondément le cadastre québécois. Aboli au milieu du XIXe siècle, il est remplacé par le régime municipal, qui érige en municipalité de paroisse toute paroisse d'au moins 300 habitants. Une des pratiques du régime seigneurial a toutefois été conservée au lac Saint-Pierre : les communes, ou pâturages communaux. Ces pâturages étaient des terres que le seigneur concédait à ses censitaires contre une redevance. Au cours du siècle dernier, les communes se transformèrent en corporation avec président et syndics. Les dernières communes existantes au Québec se trouvent aujourd'hui dans l'archipel du lac Saint-Pierre comme c’est le cas du pâturage communal de l'île du Moine. Aujourd’hui, l’accès n'est plus réservé uniquement aux habitants d'une municipalité ou d'un territoire donné, mais offert à quiconque possède ou loue le droit de commune. Chaque été, les cultivateurs de la région conduisent dans les îles leurs vaches, leurs moutons ou leurs chevaux. |
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Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la chasse, la pêche, l'agriculture et l’exploitation de la forêt constitueront les bases de l'économie des communautés colonisatrices. La première industrie sidérurgique, les forges du Saint-Maurice, établie en 1730, et le développement de l'industrie forestière, après 1820, auront une incidence sur l'économie de la région. Le XIXe siècle marque un tournant dans le développement régional. L'implantation d'industries, la construction du chemin de fer et la naissance d'une industrie laitière permettent aux différentes municipalités de connaître une certaine prospérité.
Des industries légères (textiles meubles, etc.) se développent en milieu rural. Les industries connexes aux activités forestières (pâtes et papiers) se concentrent à Trois-Rivières, alors que Sorel se spécialise dans l'industrie métallurgique (chantiers navals). En service depuis la fin du XVIIIe siècle, les chantiers maritimes de Sorel sont à la base du développement industriel de la région ouest du lac Saint-Pierre. Leur présence a entraîné l'implantation de l'industrie métallurgique et des équipements lourds.
Dès la fin du Régime français, et ce jusqu'en 1830, l'agriculture sera le premier moyen de subsistance des colons. Le blé est la culture par excellence mais d'autres céréales seront aussi cultivées telles que l'orge, l'avoine, le seigle et le sarrasin. La région, grâce aux qualités du sol, ne tarde pas à devenir le grenier du Bas-Canada. L'arrivée du chemin de fer et la concurrence de l'Ouest canadien imposent une réorientation. Les terres se transforment en pâturages, des fromageries et des beurreries se multiplient dans les villages. Depuis une cinquantaine d'années, on assiste à un retour graduel de la production céréalière. |
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La canalisation du Saint-Laurent a débuté en 1850. Le dragage du lac Saint-Pierre facilitera l'accès des grands navires au port de Montréal et ce toute l’année durant. La voie maritime est inaugurée en 1959. Afin d'accroître le débit de la partie de la voie maritime dans le lac, des seuils ont été érigés entre certains chenaux des îles de l'archipel. Au printemps, ces barrages favorisent la reproduction de plusieurs espèces de poissons. En période d'étiage, lorsque le niveau des eaux est le plus bas, les seuils diminuent l'alimentation en eau de certains chenaux et limitent la libre circulation des embarcations de plaisance. |
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La ZIP du lac Saint-Pierre compte plus de 20 municipalités riveraines où vivent au-delà de 92 000 personnes. Environ 45 % de ces résidents sont concentrés dans la municipalité de Sorel-Tracy.
Les besoins de tranquillité, de grands espaces et d'air pur suscités par la vie urbaine ont entraîné une demande d'activités en milieu naturel. Par ailleurs, malgré le fait que la majorité du territoire de la ZIP soit zoné agricole, la construction de chalets sur le pourtour du lac, sur ses îles et le long de ses affluents ainsi que la circulation accrue d'embarcations risquent d’accentuer les effets de l'urbanisation. |
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Aujourd’hui, on estime à 80 % la superficie occupée par des terres privées. Cependant, plusieurs organismes œuvrant dans le domaine de la faune ont acquis des terrains dans la région dans le but d’y aménager des installations fauniques. |
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Certaines personnes viennent aussi récolter des grenouilles dans la région. L’espèce la plus recherchée étant la Grenouille léopard (Rana pipiens).
Le piégeage du Rat musqué est une autre activité traditionnelle encore pratiquée au lac Saint-Pierre. |
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La région du lac Saint-Pierre attire chaque année un grand nombre d’amants de la nature qui viennent entre autre observer les oiseaux, particulièrement aux abords des différentes haltes migratoires utilisées par des centaines de milliers d’oiseaux au printemps et à l’automne. |
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L’exploitation de la faune fait partie intégrante de l’économie de la région du lac Saint-Pierre. En 1986, les pêcheurs sportifs ont été environ 24 000 à venir exercer leur sport au lac Saint-Pierre, pour un total de 300 000 jours de pêche. Les espèces les plus recherchées sont le Doré jaune et la Perchaude. Quant à la pêche blanche, sa popularité ne cesse de croître; on estime qu’environ 20 % de l’effort de pêche annuel y est consacré.
De plus, 36 pêcheurs commerciaux exercent leur métier au lac Saint-Pierre. Ces derniers prélèvent majoritairement la Perchaude, la Barbotte brune et l’Anguille d’Amérique, cette dernière étant réservée au marché européen. |


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Historique |